L'accès au divin s'exprime dans l'émotivité religieuse au travers des cérémonies et des rituels qui en découlent. Son accès est possible surtout par la pratique de la prière.

La prière, phénomène spirituel, n'est pas accessible aux techniques expérimentales modernes. Aussi pour en connaître les mécanismes, il n'existe que l'observation de ses pratiques et de ses manifestations.

 

La prière et l’effort conscient de l'homme qui souhaite communiquer avec des entités de l'au-delà, qu'elles soient ancêtres, saints ou membres des hiérarchies célestes allant des anges à Dieu lui-même. La vraie prière doit être une démarche profondément humble car sans humilité, peu de chance d’un quelconque retour positif émanant du divin. Tendre vers le monde divin en toute simplicité aussi souvent que possible prépare cette communion intime avec les êtres composant les hiérarchies célestes.

 

L'acte de prière est un acte d'amour. Sans amour la prière, comme celui qui prie, est une coque vide. L’acte de prière est également un don de soi, car nous devenons l'intermédiaire entre l'objet de la prière et le destinataire de cette prière. Pour prier avec efficacité, non seulement il faut aimer d'amour désintéressé mais il faut devenir serviteur d'autrui, et pour servir efficacement autrui, il faut être humble.

 

La prière n'a pas besoin de mécanismes précis. La plus efficace des prières et la prière du cœur. Si  prier c’est travailler à faire évoluer les choses, c’est alors une grande responsabilité. La prière fervente ? dont le but est mal évalué peut, et c'est là une vérité, influencer les choses et les événements dans un sens qui n'est plus altruiste et humble mais qui devient alors un but égoïste et incontrôlé.

 

La prière peut influencer en bien, mais également en mal. Effectuée sans esprit de charité, la prière peut faire évoluer des choses dans une orientation sans rapport avec la situation espérée par la démarche entreprise initialement.

 

La prière est une porte ouverte vers le divin, mais elle peut devenir un frein si elle n'est pas isolée des passions humaines. Les passions influencent la raison. Prier est une aide constructive. Les alchimistes ou philosophes par le feu ne disent-ils pas : « Ora Ora Ora et Labora » « prie prie prie et travaille » « prie et oeuvre au fourneau de ton cœur et tu connaîtras la Félicité ».

 

Celui qui prie doit être conscient d’œuvrer à sa propre rédemption. Celui qui ne prie pas se prive d'un trésor très précieux. Le croyant sait qu'il chemine déjà vers une autre vie alors que l’athée pense qu'il n'y a que néant après la mort physique. C'est parce que notre ame est issue de la sphère divine que nous nous tournons par la prière vers le divin, comme des enfants qui se réfugient instinctivement sous la protection de leurs parents.

 

La prière du cœur, nous la nommons ainsi pour bien la distinguer de la prière récitée de façon répétitive, dont certains pensent que le nombre amplifiera le résultat, la prière du cœur, disions-nous, ne souffre pas de répétition sans consistance, elle n'a besoin que d'être la traduction de ce que le cœur allié à la raison souhaite intensément.

 

De plus, si dans certaines situations, le Pater et l'Ave Maria suffisent (et nul n'est besoin aujourd'hui de prouver leur efficacité) dans des circonstances particulières une prière sincère totalement improvisée mais opportune atteindra infailliblement son but car ce que Dieu a mis dans notre cœur est amour et lorsque l'amour retourne vers Dieu, nous pourrions dire la boucle est bouclée, l'objet de la prière est déjà réalisé dans la sphère céleste.

 

Les mots de prière viennent du cœur et il reste à l’être à les transformer en énergie bienfaisante. Le sens du divin donne tout son sens à l'épanouissement de la personnalité humaine. La prière est une alchimie. Elle est le feu et le cœur en est le creuset, le fourneau alimenté par les impuretés de la vie matérielle et spirituelle.