POINT  DE  VUE

MEDITATION SUR LA GRANDE INVOCATION
( Première Partie)
Du point de Lumière dans la pensée de Dieu
Que la Lumière afflue dans la pensée des hommes,
Que la Lumière descende sur la terre.
Du point d'Amour dans le cœur de Dieu
Que l'Amour afflue dans le cœur des hommes,
Puisse le Christ revenir sur terre.
Du centre où la Volonté de Dieu est connue
Que le  Dessein guide le faible vouloir des hommes,
Le Dessein que les Maîtres connaissent et servent.
Du centre que nous appelons la race des hommes
Que le plan d'Amour et de Lumière s'épanouisse,
Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.
Que LUMIERE, AMOUR et PUISSANCE
Restaurent le Plan sur la Terre.
  

" La beauté et la force de cette Invocation réside dans sa simplicité, et dans l'expression de certaines vérités fondamentales, que tous les hommes acceptent normalement et spontanément: la vérité de l'existence d'une intelligence supérieure, à laquelle nous donnons vaguement le nom de "Dieu"; la vérité que derrière toutes les apparences extérieures, la puissance motrice de l'univers est l'Amour; la vérité qu'une grande Individualité, appelée par les chrétiens le Christ, est apparue sur terre pour incarner cet amour sous une forme intelligible; la vérité que l'amour et l'intelligence émanent de ce que l'on appelle la Volonté de Dieu, et enfin la vérité évidente que le plan divin ne peut se manifester que par l'entremise de l'humanité ". (Alice A. Bailey)

Selon certains auteurs, cette invocation (formulée dans une très ancienne langue), a été traduite par la hiérarchie en des termes accessibles et compréhensibles pour l'homme.
La Grande Invocation n'appartient à un aucun groupe, à aucune religion en particulier. Elle est distribuée à l'humanité par le Maître (aujourd'hui ascensionné)  Djwal Khool pour servir de support à nos prières quotidiennes.
Essayer de cerner la portée réelle d'une telle Invocation, n'est pas chose aisée. Mais les ésotéristes savent que certaines prières sont structurées selon le nombre, car le nombre est vibration et énergie.
Nous allons, non pas tenter de décortiquer cette invocation pour en démontrer la construction, car celle-ci, malgré quelques corrélations numérologiques, a une portée autrement plus puissante et spirituelle qu'une simple prière. Nous allons plutôt essayer d'en extraire toute la portée universelle. En effet, elle recèle un enseignement insoupçonné du profane. Michel Coquet, dans "Le Maître Tibétain Djwal Khool, sa vie, son œuvre", explique que l'on peut recevoir cette invocation selon trois "niveaux" distincts.
Sens Général de la Grande Invocation :
La Grande Invocation étant une prière universelle, elle peut, à ce titre, s'inscrire dans le schéma de l'homme et de l'univers, le schéma de l'arbre de vie qui invite chacun de nous à méditer et à parcourir les étapes qui mène à la perfection de l'âme.
Dieu ayant tout crée en ce monde, c'est de lui qu'émane la lumière universelle qui éclaire la conscience des hommes et les guide. Après avoir enseigné les différentes étapes et les différents sentiers par lesquels la lumière descend en ce monde, il nous incite à effectuer le cheminement inverse. La lumière de Dieu émane de Kether, l'inconnaissable, et descend vers Malkuth, dans la matière.
La 1ère étape consiste à assimiler le sens spirituel de la prière, nous devons appeler successivement la Lumière, l'Amour, et la Volonté ou Puissance de Dieu afin de la répandre comme un reflet parfait du Divin en nous.
La 2ème étape signifie qu'ayant pris conscience de la possession d'une parcelle divine en nous-même, nous pouvons nous débarrasser des contingences de ce monde matériel, et nous devons, tout d'abord grâce à notre libre arbitre, puis par la Puissance de notre Volonté, par l'Amour de Dieu et de la Création, et à la Lumière de la Connaissance, cheminer en remontant vers Dieu. Le but ultime de ce cheminement est de fusionner nos âmes en Dieu.
La façon dont la perçoit le public en général :
Pour la majeure partie des croyants, l'interprétation de celle-ci est perçue d'une façon "exotérique". Ils la considèrent comme une simple prière,qu'ils récitent, comme un Pater Noster ou un Ave Maria, de façon répétitive, sans réelle ferveur, sans pensée d'amour. Certes la majorité des croyants la considère, non pas comme une prière individuelle, mais comme une prière de portée universelle. Ils ont raisons et tort à la fois, car cela peut les conduire à formuler cette invocation avec sincérité, mais en demandant et en espérant une intervention divine extérieure. Cela peut être le choix de la facilité.
Inversement, son utilisation dénote déjà une démarche non égoïste et une demande de miséricorde pour les péchés des hommes. Le réel danger, c'est que le fidèle soit tenter de demander une intervention divine sans même faire un effort individuel pour aider à la réalisation du plan d'amour et de lumière sur terre, et de penser ainsi que seuls les dirigeants politiques et financiers de notre monde sont responsables de nos malheurs d'ici-bas. Pour l'ensemble des croyants, cette invocation est salutaire et réalisable si elle l'est par Dieu ou son Fils, le Christ lui-même. Elle n'est que la réminiscence d'un état primordial disparu, auquel aspirent les gens de bonne volonté.
La façon dont la perçoivent les cherchants :
Pour les cherchants et tous ceux qui empruntent une voie initiatique et spirituelle authentique, son interprétation est beaucoup plus profonde. Ceux-là ont conscience de la parcelle divine en eux et sont conscients que le premier plan à réaliser, c'est le Temple de l'homme. Le Temple individuel peut accueillir la vrai lumière, celle de la Connaissance, celle de la Tradition. Il peut également accueillir l'amour divin et le faire rayonner autour de lui, le communiquer à ses semblables en appliquant le commandement donné par le Christ lui-même : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé".
C'est à l'image de la lumière et de l'amour que vous rayonnez autour de vous, que vous donnerez l'exemple christique, et vous participerez ainsi activement à la restauration du plan d'amour et de lumière sur terre. L'amour dont fait mention la grande invocation n'est pas ordinaire, c'est l'amour selon le plandivin, celui qui excuse, qui pardonne, qui exauce car il est pur, désintéressé, altruiste, bon, et par cela il est chargé de puissance.
Nous sommes chacun un "micro temple", une pierre qui fait partie de l'édifice à bâtir et la restauration de ce temple passe par l'apurement de la dette karmique. Le premier travail à réaliser est le repentir sincère et la purification de l'âme par la prière, l'étude, la pensée, la parole et l'acte. Il faut : "oser, vouloir, savoir, se taire".
La façon dont la perçoivent les "grandes âmes" :
Nous qualifions le nom de "grande âme" à ceux qui ont atteint un degré d'évolution supérieur aux deux groupes précédents. Ce sont des êtres, qui après être passés par un grand nombre d'incarnations ont atteint un degré d'évolution spirituelle et une certaine maîtrise d'eux mêmes (corps, âme et esprit) qui leur permet de comprendre, de cerner, d'analyser, de décrypter toutes les subtilités de la création. Ils se situent dans une zone intermédiaire entre les cherchants et les ésotéristes, d'une part, et les ésotéristes et les membres de la hiérarchie, d'autre part.
Ils sont sur terre volontairement, parce qu'ils ont choisi de servir l'humanité en devenant des instruments de perpétration de la Tradition Primordiale. Parmi eux, se trouvent des personnages, qui de leur vivant servent, dans l'ombre, le plan divin de multiples façons, soit en constituant des groupes de travail, soit en écrivant des ouvrages de très grande portée ésotérique, soit en ayant une action exemplaire dans le monde, dans le domaine de l'art, de la science, etc…
Tous ces gens sont guidés très tôt sur cette voie. Ils sont souvent sollicités pour aider à la réalisation et à la mise en place d'ordres initiatiques et religieux. On peut, si l'on a un peu de sensibilité reconnaître une "grande âme", ça se lit sur le visage. Ils disent eux-mêmes qu'ils sont à la fois dans ce monde, et hors du monde. Il ne font pas cas de leur situation matérielle, car leur principal intérêt est plus subtil qu'il n'y paraît.
Ce sont souvent des gens simples, de bon conseil, intelligent mais très discret, ils peuvent et savent utiliser ce que l'on peut qualifier de "force tranquille", c'est-à-dire qu'ils sont en parfaite harmonie avec le divin et que toutes leurs pensées, leurs paroles et leurs actes sont en parfaite harmonie avec le plan divin.
Ils possèdent, chacun de leur côté, une parcelle du savoir traditionnel et au moment venu, avec l'aide et l'impulsion des membres de la grande fraternité blanche, ce savoir sera révélé et enseigné au petit nombre resté fidèle aux enseignements du Christ. L'usage de cette prière, dans la perspective de la venue du Christ, est le plus grand espoir des chrétiens. Le caractère unique de cette invocation réside dans le fait qu'elle constitue une magnifique possibilité d'intégration au divin. Elle unit le Père, le Fils, et le Saint-Esprit
(Fin de la Première Partie).





POINT  DE 
VUE

MEDITATION SUR LA GRANDE INVOCATION 
(Deuxième Partie)
Quelques aspects numérologiques :
La Grande Invocation est constituée de 4 x 3 phrases + 1, cela signifie l'existence et la totalité d'un cycle (12), et le passage à un cycle sur un plan plus élevé (13), immédiatement après l'accomplissement du premier, c'est le renouveau.
L'ensemble est de 12 phrases :
Douze comme les douze ères zodiacales de 2160 ans dont le total donne 25920 ans qui est la durée d'un cycle d'humanité qui s'achèvera avec la fin de l'ère des poissons.
        Il y a douze phrases comme les douze assises de la Nouvelle Jérusalem , 4 côtés ayant 3 portes chacun. Douze est un nombre parfait, un cycle entier, une phase d'épuration totale. C'est le duodénaire représenté par 4 (points cardinaux) x 3 (trinité) = 12 = 3 (Père, Fils et Saint-Esprit).
Le pectoral du Grand Prêtre portait 4 rangées de 3 pierres, les 12 pierres correspondant aux 12 assises de la Nouvelle Jérusalem. Douze est la clef de l'initiation supérieure, son rôle est purificateur.
Représentation du quaternaire :
"4 paragraphes"; ce nombre indique la stabilité de sa structure, la solidité de son assise, c'est le carré, le triangle pointé, les 4 points cardinaux, l'allégorie du sphinx (le taureau, la face humaine, le lion, et l'aigle). Ces quatre paragraphes représentent les quatre phases d'évolution de l'âme, les quatre époques terrestre (l'époque de l'eau, de la terre, du vent ou air, et celle du feu qui est la nôtre et qui finira par l'embrasement général. Quatre comme les quatre âges de l'humanité (âge d'or, d'argent, de bronze, de fer).
C'est aussi quatre opérations du grand œuvre alchimique, calcination, distillation, coagulation et sublimation, car une fois que sera réalisé le plan d'amour et de lumière, sur la terre, l'humanité réintégrera l'état primordial. Quatre comme le nombre de lettre du Tétragramme divin et quatre comme la Tétraktis, qui invite à l'unité (car 4 = 1 + 2 + 3 + 4 = 10 = 1). Quatre possède en lui tous les nombres, c'est le monde créé, les 4 éléments, le nombre de la nature.
Représentation du ternaire :
Chaque paragraphe est structuré selon la trinité : Thèse ou principe de vie, Antithèse ou principe de non vie, Synthèse ou éternité. Ce sont les trois piliers de l'arbre séphirothique, pilier droit (sagesse), pilier gauche (force) et pilier du milieu (beauté). C'est le ternaire dans l'homme, plan physique, plan astral, plan divin. Nous y découvrons aussi les trois éléments du grand œuvre alchimique, soufre, sel et mercure.
Trois, c'est le chiffre de la transformation physique (1 + 2 + 3 = 6), et spirituelle (1 x 2 x 3 = 6) exprimée dans chaque paragraphe. Trois, c'est le corps, l'âme et l'esprit.
Les trois triangles (lumière, amour et puissance) nous donnent 3 x 6 lu verticalement 666, c'est un 666 bénéfique car il nous enseigne la voie. Si nous empruntons cette voie, nous lisons alors 666 du point de vue divin, c'est-à-dire 999 qui deviendra 1000, la plénitude, lors de notre réintégration dans la Lumière Divine.
    Trois représente la 1ère loi de l'univers, qui porte en elle les 3 principes essentiels de vie. C'est le symbole de l'âme, le feu qui pénètre la matière.
Chacun des 4 paragraphes représente un niveau (ou monde) de la hiérarchie spirituelle :
1)      La Lumière, c'est le monde d'Atziluth, le monde de l'émanation, c'est Arich Anpin, le Grand Visage  (kether, hochmah, binah), c'est la grande face divine (séraphins, chérubins, trônes). C'est le monde des archétypes, la source de la création.
2)      L'Amour, c'est le monde de Briah, le monde de la création, c'est le triangle supérieur de Zeir Anpin,le Petit Visage (gedulah, geburah, tipheret), c'est le triangle supérieur de la petite face divine (dominations, vertus, puissances). La pensée de Dieu est projetée dans le monde, afin de s'y matérialiser.
3)      La Volonté  (ou puissance), c'est le monde de Yetzira, le monde de la formation, c'est le triangle inférieur de Zeir Anpin, le Petit Visage (netzah, hod, yesod), c'est le triangle inférieur de la petite face divine (principautés, archanges, anges). pour diffusée la lumière ou pensée  ainsi émise, il faut utiliser une voie, c'est la hiérarchie angélique.
4)      La Terre, le Royaume d'ici-bas, l'humanité, c'est le monde d'Assiah, le monde de l'action, le peuple de Dieu, la présence de Dieu (Shekinah). C'est l'incarnation qui est le support de la pensée de Dieu dans le monde, et le témoignage de sa bonté.
    Les trois premiers paragraphes, le 1er d'ordre divin, le 2ème d'ordre moral et le 3ème d'ordre physique , s'incarnent  au sein de la matière, la terre, l'humanité, pour la transcender et la diviniser.
En remontant ainsi la voie depuis notre monde terrestre, nous utilisons nos incarnations successives pour extraire le subtil de l'épais, c'est-à-dire, pour nous débarrasser de nos enveloppes de chair, afin de rejoindre le plan où se trouvent les maîtres ascensionnés, puis de là, remonter la hiérarchie angéliques jusqu'à se refondre totalement et définitivement en Dieu.
Nous utilisons ainsi, l'échelle de Jacob, posée sur terre. Son sommet est Dieu, et les différents niveaux sont représentés par : les Séraphins, Chérubins, Trônes, Dominations, Vertus, Puissances, Principautés, Archanges et Anges (les 9 chœurs angéliques).
Chacune des phrases se place respectivement sur un pilier de l'arbre kabbalistique :
1)      Sur le pilier de la Sagesse, le pilier Droit :
Nous retrouvons chaque première phrase, qui indique d'où émane la Lumière, l'Amour, puis la Volonté de Dieu. Ce pilier est la sagesse divine.
- Du point de lumière dans la pensée de Dieu
- Du point d'amour dans le cœur de Dieu
- Du centre où la volonté de Dieu est connue.
Notons ici que la notion de centre, de point, de source se retrouve dans chaque paragraphe, même dans le 4ème qui décrit le lieu où doit débuter la quête de la perfection. C'est le pilier de la Sagesse, du non-être, de la fusion en Dieu, celle qui inspire, qui vivifie et guide, c'est le côté de la Lumière.
2)      Sur le pilier de la Force, le pilier Gauche :
Nous trouvons chaque deuxième phrase, qui nous renseigne sur la destination de la Lumière, de l'Amour, puis de la Volonté de Dieu. C'est la condition pour qui puisse débuter l'action de rédemption de l'humanité
- Que la lumière afflue dans la pensée des hommes
- Que l'amour afflue dans le cœur des hommes
- Que le dessein guide le faible vouloir des hommes.
Il ne pourra y avoir de rédemption sans l'acceptation de Dieu sous les formes de lumière, d'amour et de volonté ou puissance, c'est la prise de conscience, c'est la porte qui s'entrouvre. Le plan de rédemption ne s'applique pas uniquement à notre civilisation, ou planète, il est Universel. C'est l'axe du "Moi", du non réalisé, de l'opposition, c'est le pilier de la rigueur à observer pour entrer dans la Lumière. C'est le côté des ténèbres, du non concrétisé.
3)      Sur le pilier de la Beauté, le pilier du Centre :
Nous découvrons l'axe par lequel vont cheminer la Lumière, l'Amour et la Volonté de Dieu, depuis Kether (la Couronne, la source de la Création, le point d'où s'est manifesté la vie en provenance du non manifesté, la fontaine de Lumière) jusqu'en Malkuth (le Royaume, le monde physique, manifesté), en passant successivement par Daath (la Connaissance), Tipheret (la Beauté), Yesod (le Fondement). C'est la voie du libre arbitre par laquelle nous pouvons communier avec le divin pour être guidé vers la Lumière, la Réintégration.
-  Que la lumière descende sur la terre
-  Puisse le Christ revenir sur terre
-  Le dessein que les maîtres connaissent et servent (nos guides).
Par ce pilier central, nous sommes éclairé sur le Plan de Dieu et de l'univers hiérarchisé, nous découvrons le plan d'évolution universelle à réaliser. Les maîtres ascensionnés, travaillent sur le même plan, mais à un niveau de perfection supérieur qui leur permet d'être libérés de la contrainte matérielle du corps.
        Le Christ étant le chef suprême de notre univers local, (il existe une multitude d'univers locaux comme le nôtre), il est venu effacer nos péchés pour que, alléger ainsi de notre fardeau nous préparions l'établissement de son règne terrestre. Il doit revenir pour établir  "le Millénium Terrestre" (1000 ans), mais devant  les coups de boutoir du Prince des Ténèbres, Satan, (l'incarnation du mal en ce monde) qui obscurcie cette perspective, nous devons prier pour que Christ revienne sur terre le plus rapidement possible.
(Fin de la Deuxième Partie).





POINT  DE 
VUE

MEDITATION SUR LA GRANDE INVOCATION 
(Troisième Partie et Fin)
Quatrième paragraphe :
-    Du centre que nous appelons la race des hommes
-    Que le plan d'amour et de lumière s'épanouisse,
-    Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.
Ce quatrième paragraphe de l'Invocation est à placer entièrement sur le pilier central, car il concerne Malkuth, le Royaume, nous-mêmes, ici et maintenant.
Dieu nous a créés à son image, c'est-à-dire parfait. Depuis la faute adamique nous nous incarnons à de multiples reprises pour travailler individuellement, collectivement et planétairement à la reconstruction du Paradis Perdu. Les forces démoniaques, qui sont incarnées par la matière et tout ce qu'elle génère de pernicieux, sont les ténèbres qui essayent d'annihiler notre conscience, notre volonté, notre détermination, notre communion avec le divin.
       Eloignons-nous de ce qui est impur, vivons selon les préceptes divins. Aimons notre prochain comme nous même. Soyons des exemples vivants de la Lumière, de l'Amour et de la Puissance de Dieu qui résident en tous hommes.
       Le pilier central, par lequel circulent les flux divins, c'est la voie empruntée par le principe du feu purificateur. Ce canal est l'âme du monde, le centre de l'univers, le moyeu de la roue cosmique, la source de la vie dans toute sa manifestation, il est le soleil, le Christ lui-même qui prononce chaque jour cette invocation afin de ramener les brebis égarées près de lui. C'est pourquoi il affirme : et également : .
La 13ème et dernière phrase :
-   Que Lumière, Amour et Puissance Restaurent le Plan sur la Terre.
Elle signifie que lorsque la Lumière (le Père), l'Amour (le Fils), et la puissance (le Saint-Esprit), seront descendus sur la terre, une nouvelle étape d'évolution de notre planète sera franchie, impliquant nécessairement un degré supplémentaire dans l'évolution de notre système solaire, et par conséquent de notre univers local.
Nous constatons que cette invocation résume à elle seule le plan de la création, charge à nous de la méditer. Chaque première phrase définit le centre émetteur de la Vie, révélé selon trois formes. Chaque seconde phrase définit la destination, le triple point d'ancrage de cette Vie. Chaque troisième  phrase formule l'espoir de la manifestation de cette puissance sur la terre selon trois modes, dans le monde matériel. Aussi paradoxale que cela puisse paraître, ce n'est que par l'incarnation de la Lumière Divine, que la matière peut être divinisée et donc que l'âme peut se débarrasser ainsi du poids de son karma, qu'il s'agisse d'un karma individuel, collectif ou planétaire.
Nous sommes intégrés dans le plan universel, celui du retour en Dieu lui-même. Tout l'univers est un mouvement d'inspiration et d'expiration. Ces deux mouvements s'appellent l'ouverture et la fermeture de la porte du ciel. Respirer, c'est absorber le pouvoir de l'air et l'air étant le symbole du souffle, le non palpable, le spirituel, respirer veut donc dire "se doter du pouvoir spirituel de la vie". Se doter de l'esprit de sainteté afin que l'amour de notre prochain fasse se répandre la lumière que toutes les âmes possèdent à l'état latent depuis la création du monde. Toutes les âmes sont Une, c'est pourquoi en agissant chacun sur notre propre âme nous participons activement au plan de rédemption de l'humanité.
En résumé, la descente de l'Arbre Kabbalistique est le cheminement de l'âme dans l'incarnation matérielle selon 3 étapes, ou manifestation, Lumière, Amour, Puissance, dans chaque être humain qui manifestera sa propre volonté en usant du libre arbitre que Dieu lui a donné pour apurer la dette karmique de l'humanité. Ceci fait, chaque individu, connaissant le chemin qu'il doit emprunter, devra faire
l'effort et surtout le bon choix, celui du bien en toute chose, pour dissoudre la dette karmique engendré par la faute Adamique. Les hommes ont peu de choses en commun sur cette terre d'incarnation, mais ils sont tous issus d'une même source et constituent un Etre Unique. Les ténèbres couvrent l'abîme de l'humanité, mais la manifestation divine y brille et ne sera jamais absorbée par l'obscurité.
Nous allons essayer de mettre en lumière quelques correspondances intéressantes. Chacune des parties de la Grande Invocation se rapportent à une lettre du Nom Sacré, le Tétragramme Divin  Y H W H :
- Yod, le germe, c'est l'étincelle divine, émanant du Père au ciel, venant en ce monde éclairer tous les hommes de bonne volonté, il faut le faire croître pour participer au plan divin. C'est la Lumière qui devra dissoudre les ténèbres.
- Hé, c'est le souffle de Dieu, l'esprit, celui qui insuffle la vie dans la création, brisant ainsi l'immobilité, c'est la phase d'expiration, de semailles du germe. C'est l'Amour.
- Waw, c'est la rencontre du feu divin et de la matière du monde créé, la nature humaine. C'est la conscience du divin en nous, la Volonté de Dieu, sa Gloire, l'Homme.
- Hé, (le second Hé), c'est le souffle de Dieu dans la matière, c'est comme un grain de blé qui naît d'un épi et qui donnera naissance à un autre épi de blé. L'action d'évolution ainsi créée peut être considérée comme le mouvement d'inspiration de Dieu, car c'est le point de départ de notre ascension vers le divin. C'est le second germe, l'étincelle divine en nous. Etre inspiré de Dieu, c'est être  fécondé par Dieu, c'est être en contact avec la source de toute Vie.
Le feu de la lumière, de l'amour, de la puissance, c'est le Schin, c'est la cinquième lettre devant descendre sur terre afin de reconstituer l'homme primordial, conçu de toute éternité en mémoire du Père. C'est l'incarnation du Verbe, c'est "Yod, Hé, Schin, Waw, Hé," JESUS . Le feu divin, le Schin, provient de Dieu, et doit féconder l'âme humaine. Les trois lettres mères de l'alphabet hébraïque sont Aleph, Mem, Schin, qui correspondent respectivement à l'Ame, le Corps, et l'Esprit :
- Aleph, l'Ame, c'est la pierre brute qu'il faut ciseler, équarrir, façonner, c'est la matière brute de l'œuvre qui contient le principe de vie, c'est l'être en quête de la Vérité.
- Mem, le corps, c'est la matière qui enferme le vivant, le lieu d'incarnation, l'épais qui doit mourir pour que renaisse le subtil.
- Schin, l'esprit, le feu qui anime la matière et produit ainsi la vie.
CONCLUSION :
Nous ne pouvons, certes pas,  clore ici la méditation sur une telle révélation, mais chacun appréciera le chemin qu'il doit désormais suivre pour voir un jour reparaître sur terre, le Paradis Perdu. Certains doutent qu'il puisse être réalisé, parce qu'il doute qu'il ait un jour existé. Il suffirait de parcourir les ouvrages écrits par Jean Phaure "le cycle de l'humanité adamique", ainsi que "les portes du 3ème millénaire", pour comprendre qu'il ne s'agit nullement d'une théorie fantaisiste mais bien d'un avenir proche en cours de réalisation C'est d'ici-bas, du centre appelé "la race des hommes" que doit être entrepris le long voyage d'épanouissement des êtres. Mais, pour y parvenir, il nous faut combattre :
- l'orgueil :  l'orgueil, c'est le dragon qui lutte contre le Père, les ténèbres contre la lumière. Les hommes se croient maîtres du monde et des éléments, ils ne reconnaissent plus leur vrai Père. Ils créent et fabriquent des machines infernales qui tuent, qui asservissent l'homme, qui détruisent la nature, qui prennent au piège de la dépendance tous les peuples, riches où pauvres. Ils se prennent pour des Dieux, ils blasphèment contre la création, ils se fourvoient en d'interminables théories scientifiques écartant de leur vision, le Dieu de Lumière et d'Amour qui les a mis au monde. Ils renient leur propre Père, Dieu lui-même.
- la luxure : la luxure c'est la bête de la mer, des eaux infernales qui se noient dans la matière, c'est la lutte contre le Fils, contre l'amour du prochain. L'amour pour les richesses matérielles du monde et ce qu'elles procurent vont précipiter l'humanité dans des luttes toujours plus acharnées aux profits. Les riches s'enrichissent toujours plus et les pauvres s'appauvrissent encore plus. Les uns parce qu'ils mettent sous leur joug des peuples entiers, les autres parce qu'ils sont considérés comme des enjeux entre pays riches et ne pouvant désormais plus avoir droit à la moindre liberté, sinon celle de subir la puissance et la dépendance des riches nations. Ces nations pauvres sont le plus souvent le théâtre de guerres que financent de bon gré les pays riches afin de pouvoir exploiter ou simplement de pouvoir y maintenir l'exploitation des richesses naturelles (minerais, pétrole, pierres précieuses, etc…).
- la Paresse : c'est la paresse qui est la bête de la terre, car seul le courage permet de mener une lutte sans merci contre l'erreur spirituelle. C'est un choix qui nous est donné dans la vie, de cheminer vers Dieu avec la Lumière comme but, l'Amour et l'Intelligence comme soutiens.
Nous en prenons souvent conscience lorsque les ravages occasionnés par l'orgueil, la vanité, la luxure, la dépravation humaine nous alertent sur la nécessité de se détacher du monde physique, matériel, et de prier Dieu de ramener les hommes à la raison.
Nous sommes, d'une façon plus générale, plus créateur de mal que de bien. L'amour des hommes et de la création n'est bien souvent qu'une façade ou un terrain sur lequel se disputent ceux qui veulent  imposer leur puissance. Il suffit de voir toutes les sectes qui prolifèrent, détournent et asservissent psychologiquement des gens sincères et de bonne volonté.
La paresseréside dans la non lutte contre le mal, contre toutes les aberrations de notre temps. Certes nous sommes peu de choses comparées aux légions de ténèbres déferlants sur le monde, mais s'il subsiste quelque parcelle divine en nous, unissons nos efforts, et forts de notre foi et de notre confiance en l'Eternel, prions que Christ revienne mettre de l'ordre dans les nations.
Que les hommes méditent à la lumière de la Tradition, qu'ils lisent les évangiles, qu'ils comprennent enfin que la seule prison de laquelle ils doivent s'échapper, est la matière. S'en évader permet un retour aux sources de la vie, ou plutôt à la Source Unique de Vie, Dieu.
Il  est une chose certaine et véritable, c'est que le plan d'Amour et de Lumière doit s'épanouir sur notre planète. Il se réalisera d'autant plus vite que nous oserons affirmer notre foi en notre créateur. Il faut oser affirmer sa foi, vouloir que notre monde change, savoir pourquoi il doit changer, et se taire pour faire place au silence.
C'est dans le silence de l'être que réside toute la puissance de Dieu, car c'est dans le silence de l'âme que l'on communie avec Lui. Le Dieu de notre cœur, c'est aussi notre conscience. C'est la parcelle divine qui nous habite, qui nous dicte nos pensées, nos paroles, et nos actes. Lorsque nous refusons d'écouter ce que nous dicte notre conscience, nous sommes en désaccord avec les lois divines.
A vouloir faire notre propre volonté, nous commettons un sacrilège ou un blasphème contre notre créateur. Nous nous éloignons de notre source, et peu à peu nous perdons le contact avec Lui. Seule l'écoute de notre conscience peut nous préserver des ténèbres, seule notre foi en un Dieu d'amour et de lumière peut ouvrir nos cœurs asséchés par la matière, seuls nos actes en ce sens nous conduiront sur le sentier.
                                                                  (Fin).